In Memoriam fait sauter les frontières du jeu vidéo
Dans la peau d’un enquêteur, le joueur du dernier jeu sur PC du studio Lexis Numérique va découvrir une nouvelle dimension du jeu vidéo. Ou plutôt, plusieurs. In Memoriam-Le dernier rituel, qui sort aujourd’hui en France, mêle en effet réalité et fiction en faisant appel à d’autres médias que le support DVD du jeu. E-mail, Web, SMS, téléphone et éléments réels entrent dans la conception de l’aventure, repoussant les limites de l’immersion et ajoutant un intérêt supplémentaire à la quête. Pour un budget de développement d’un million d’euros environ, le studio innove et démontre une fois de plus le foisonnement créatif du paysage vidéoludique français.

Ce jeu, qui est la suite de In Memoriam sorti en 2003, est ce que l’on pourrait appeler multicanal. Il est aussi emblématique d’une période marquée par la convergence. Pour les observateurs des nouveaux médias, acteurs de la communication ou du marketing, l’exemple est inspirant. Pour les joueurs, il y a fort à parier qu’il sera captivant. Jeuxvideo.com vient de lui accorder la note de 18/20, et le premier opus avait déjà séduit 500.000 joueurs dans le monde.

Mais revenons à l’enquête. Le DVD qui sert de support au jeu n’est donc que la partie immergée de l’iceberg. Il contient les énigmes et certains indices, crée l’ambiance de l’histoire – il contient 1h30 de séquences filmées -, et guide le joueur dans sa progression. Mais pour avancer dans l’aventure, qui le mène sur les traces d’un serial killer, le joueur devra sortir de ce cadre. En cherchant des informations sur Internet, notamment, sur des sites créés par le studio ou préexistants : de vrais blogs, par exemple, qui ont accepté de prêter leur image au jeu. Mais aussi des sites d’information sur l’ésotérisme, les templiers, les lieux géographiques où se déroule l’intrigue, et même sur Libération.fr, via certains mots-clés. Le quotidien, en échange, a simplement apposé son logo sur le packaging du jeu. En tout, près de 200 sites sont utiles à l’enquête. Mais attention, certains ne sont en fait que des pièges, destinés à compliquer la tâche des enquêteurs !

Toujours sur Internet, Lexis a décidé d’exploiter l’aspect communautaire des jeux de rôle massivement multijoueur comme World of Warcraft, en permettant aux joueurs de se rencontrer sur un site gratuit, dédié à In Memoriam. « Plutôt que de laisser ces rencontres se passer sur des forums, nous avons préféré les organiser en créant un site d’entraide, explique le directeur de création et co-fondateur de Lexis, Eric Viennot. Nous l’avons conçu de manière à ce que les joueurs ne puissent pas entrer en contact avec des personnes plus avancées qu’eux dans l’aventure. Le site permet également de publier les réflexions des joueurs, leurs impressions. Il fait partie intégrante de l’aventure. »

Derrière l’email et le portable, collaborateurs et comédiens
Deuxième moyen d’obtenir des indices, l’e-mail. Par ce biais, des personnages contactent les joueurs pour leur apporter des informations complémentaires. 300 mails peuvent ainsi être envoyés de manière automatique au cours du jeu, en fonction de l’endroit où l’on se trouve ou du temps passé à résoudre les énigmes. Pour d’autres phases de jeu, mais cette fois de manière non systématique, le joueur peut également échanger des mails avec de vrais interlocuteurs. Qui répond ? Une poignée de collaborateurs de Lexis, sur leur temps personnel, parfois même Eric Viennot en personne.

Troisième canal, optionnel cette fois, le SMS. Pour 1,5 à 2 euros en tout et pour tout, le joueur peut recevoir des messages lui permettant de trouver de nouveaux indices. Ce ne sera pas la seule occasion pour lui d’utiliser son téléphone. En effet, et c’est certainement le plus troublant, il sera amené durant sa quête à trouver le numéro de téléphone – non surtaxé – d’un détective. L’appeler lui permet de résoudre l’énigme plus rapidement. Mais les tests effectués cet été ont montré que peu de joueurs utilisaient en réalité cette possibilité, comme l’expose Eric Viennot. « Les testeurs ont bien vu le numéro, mais soit ils n’ont pas cru qu’il y aurait quelqu’un au bout du fil, soit ils n’ont pas osé. Je crois que cela les effraie un peu ! » C’est une équipe de comédiens, spécialement recrutés et équipés d’un téléphone portable, qui est chargée de répondre à ces appels.

« Extrait de l’article cité en lien »

Je crois que ce jeux va m interresser, je vais meme essayer le premier volet après cette lecture je pense…

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